Elisabeth Motsch : La Bécassine de Wilson (Actes Sud, 2008) |

Gabriel est asperger. Il aura fallu des années à ses
parents pour mettre ce nom étrange sur le syndrome
autistique qui s’emparait de leur petit garçon.
Aujourd’hui le temps a passé, Gabriel a quinze ans, et cette histoire
se déroule dans la douceur d’un jour d’été.
Il fait beau en Bourgogne, les parents de Gabriel
marchent sur les chemins de la colline avec leur vieil
ami Friedrich. Bien loin devant eux, Gaby file comme
le vent à grandes enjambées : ces pas démesurés
qui
le caractérisent. Attentif, il cherche l’oiseau, celui dont
il sait tout, celui qu’il aime éperdument : la bécassine
de Wilson.
Mais ce n’est pas un animal qui, soudain, l’attire dans un creux
de rocher, c’est un vieux monsieur, un de ces personnages qui ne font
confiance à personne. Alors que ses parents racontent à Friedrich
ce que furent ces années de recherches, de questions et de combats face
aux institutions, aux multiples comportements d’exclusion, Gabriel est
heureux. En pleine nature, il écoute le vieux Louis. Dans la fraîcheur
de l’été, Gabriel se balance…
La justesse de cette histoire, la tenue de son propos sont à la hauteur
de l’exigence littéraire : dire pour partager, pour endiguer le
silence, choisir la fiction pour embellir le réel de nos vies.
Elisabeth Motsch vit à Paris. Elle écrit pour la jeunesse. Sur
le même thème est paru aux éditions de L’Ecole des
loisirs un très beau récit intitulé Gabriel. Après
La Ville orange (2001) et Le Tribunal de Miranges(2003), ce livre est son troisième
roman aux éditions Actes Sud.
La Libre Belgique, Camille Perotti:
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Nouvelles Rive Gauche, Geneviève Pascaud :
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IMPACT MEDECINE, rubrique A LIRE
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ARTE.TV SELECTION LIVRES, Alexandra Morardet
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12 MAG, rubrique LITTERATURE
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